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Curiouser and curiouser

03

avr
2013

1 commentaire

Dans Curiouser and curiouser

Par Daniela Ilinec

Le Creative Technologist s’invite en soirée

On 03, avr 2013 | 1 commentaire | Dans Curiouser and curiouser | Par Daniela Ilinec

Le 21 mars dernier avait lieu un aperitweet inédit : l’aperoultwit.  Rebaptisée pour célébrer l’anniversaire de Cyril (aka Cyroul), la rencontre mensuelle entre twitters s’est vue également hackée. Fruit de notre approche Creative Technologist, un mystérieux objet connecté a créé un moment privilégié et festif entre les participants. Pourquoi ? Comment ? On vous explique tout.

Anniversaire 40 ans Mind Map

Avant l’objet, la réflexion…

J-7. Salle de réunion, boards, scotch, feutres et café. Réunis autour d’une table, orchestré par Cyril, les équipes de Curiouser (Guillemette, Katia, Daniela, et Maud) et de o-labs (Feroz et Mehdi) planchent sur un ambitieux ordre du jour : la création d’un objet connecté. Pour ajouter du défi dans cet atelier, deux groupes sont créés… mais seule une idée sera retenue !

Première phase de réflexionMaud en pleine réflexion

La méthodologie utilisée reprend les contraintes exploitées lors des ateliers Creative Technologist : chaque carton représente une fonctionnalité sur laquelle il est possible de s’appuyer pour bâtir l’objet. Difficile cependant de se servir de toutes ces fonctionnalités sans concevoir un dispositif complètement farfelu !

La séance est inspirée : les idées fusent, les deux équipes argumentent pour leurs idées et la bataille fait rage.  Mais à l’issue de l’atelier, c’est un seul concept qui est retenu.

En quelques traits, le voici couché sur le papier.

L'idée couchée sur le papier

Le principe de cette machine d’un nouveau genre ? Les tweets des participants portant un hashtag spécifique seront captés et affichés. Au bout d’un certain nombre de tweets, la machine sélectionnera un twitter et annoncera le vainqueur qui apparaîtra également à l’écran.

 

Place à la réalisation !

J-2. Après le premier stade de réflexion vient la partie modélisation. On commence avec une boîte décorée, aux accents steam punk.

Première phase de réalisation: la boite

On y ajoute une pincée d’électronique.
On ajoute l'électronique

On termine avec une bonne poignée de Creative Technologists.

Travail d'assemblage

Medhi (le chevelu) et Cyril (le non-chevelu) planchent sur l’objet à H-1

 

Faites chauffer les méninges à 180 degrés. Et voilà, vous obtenez un Twitt O Meter !Le Twitt O Meter

 

Enfin, un dispositif ne fonctionnant pas sans levier et motivation utilisateur, on prépare des bons pour les vainqueurs. A la clé, des bières et des livres Page de Pub de Fouapa à gagner. Sans oublier le gros lot : 4 formations Creative Technologist – ou comment apprendre à prototyper à la croisée du marketing, de la création et de la technologie.

Bon pour une bière

A vos marques, prêt, feu, TWITTEZ !

Tweet @curiousers et #aperoultwit

Jour J (ou plutôt Soir S*). Le Twitt O Meter trône sur le comptoir du bar et attire la curiosité des participants ; à chaque tweet gagnant, il s’illumine de diodes colorées.
Et il aura clignoté bien des fois ce soir-là ! Au total, 222 tweets comptabilisés et 14 heureux twitters sélectionnés par la machine.

 

Hashtracking de l' #aperoultwit

 

Non content de faire fureur pendant la soirée, le hashtag #aperoultwit a continuer à fleurir dans les Timelines le lendemain.

Edouard Petit twitter

Camille Jouneaux twitter

Bien évidemment, il n’a pas été question que de tweets ce soir là. Des rencontres ont été faites, des contacts se sont créés, beaucoup de bières ont été bues. En somme, l’aperoultwit a été une soirée intense.

Le plus beau dans tout ça, c’est que toutes les formations Creative Technologist n’ont pas été gagnées. Nous avons donc décidé de les remettre en jeu, et dans les prochains jours, nous allons tirer au sort trois tweets. Leurs auteurs gagneront chacun une place pour notre prochain atelier ! Envie de prototyper et d’élargir votre terrain de jeu technologico-créatif ? Envoyez-nous un petit tweet en mentionnant #aperoultwit pour tenter votre chance !

*Oui, chez Curiouser, on fait aussi des blagues pas drôles.

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11

fév
2013

Aucun commentaire

Dans Curiouser and curiouser
Uncategorized

Par Katia Cheloul

Wearable Technology, la technologie InStyle !

On 11, fév 2013 | Aucun commentaire | Dans Curiouser and curiouser, Uncategorized | Par Katia Cheloul

La Wearable Technology, tout le monde en parle, mais le concept reste encore un peu abstrait. D’abord parce que la technologie se perfectionne à peine ; 2012 a vu naître les premiers projets réellement aboutis, fonctionnels et commercialisables. Ensuite parce que la Wearable Technology, c’est bien, c’est beau mais c’est cher ! Alors entrons dans le monde merveilleux de la « technologie qui se porte » !

Le principe : intégrer la technologie aux objets qui ne nous encombrent pas ceux que nous portons, en opposition à ceux que nous transportons. L’idée est de nous faciliter la vie, en l’intégrant aux vêtements, et aux accessoires. mais la spécificité c’est qu’elle doit également être portable, dans le sens de mode, fashion, de bon goût… La technologie doit pouvoir s’afficher sans rougir et nous accompagner dans tous les moments de la vie (oui oui , même en public !)

Selon fastcodesign.com, il existe 4 règles pour concevoir de la Wearable Tech que les gens vont réellement porter (comprenez acheter) : 1/ Comprendre et être attentif  à l’environnement de l’utilisateur. 2/ Concevoir un objet discret. 3/ Créer une valeur ajoutée en le connectant à des services et des logiciels. 4/ Faire en sorte que l’objet ne soit pas marqué trop « geek ». Comme sa cousine l’ « Unwearable », on la retrouve dans presque tous les domaines d’activité. Go ! On explore !

Pure technologie

Pantalon Beauty And The Geek

Pantalon Beauty And The Geek

La Wearable Technology, c’est d’abord et avant tout de la tech, comprenez du progrès, de la performance, de l’innovation. Le pantalon Beauty And The Geek, équipé  d’un clavier, d’enceintes et d’une souris, permet de bouger librement en étant toujours au contrôle de son ordinateur, rien d’incroyable me direz-vous, mais regardez donc cette coupe !

Les lunettes développées par Zioneyez, moitié James Bond, moitié hipster, permettent de filmer sans être vu. Eh oui ! Comme au cinéma, les caméras sont intégrées aux branches des lunettes, in-de-tec-table ! Pour la plus grande joie des stalkers et des jaloux.

Zioneyez HD video glasses

Zioneyez HD video glasses

Le TshirtOS, conçus par les anglais de CuteCircuit, sont 100% coton, connectés à internet et se contrôlent à partir d’un smartphone. Le concept : porter sur soi sa plateforme de libre expression. Ils permettent d’afficher des tweets, de lire musique et vidéo, de prendre des photos et de les partager sur Instagram ! Peut-être que finalement, la WT, ce n’est pas que du street-marketing.

Art technologie

La WT a également dimension artistique. Le Beat Glove est un gant qui permet de jouer de la musique. C’est un véritable instrument de création. D’abord destiné aux beatmakers, il a ensuite conquis les musiciens plus traditionnels, impressionnés par l’ergonomie, la justesse des sonorités et la largesse d’expression que permet cet objet.

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Mais la WT peut également se revendiquer de l’esthétisme, et uniquement de l’esthétisme, comme pour cette robe lumineuse, équipée d’ampoules LED qui créent de la lumière en fonction des mouvements de la personne qui la porte.

Ou encore le défilé Fashion And Technology, qui nous propose des vêtements qui se modulent eux même, les robes s’allongent, raccourcissent, changent de couleur et les mannequins se déshabillent sans faire un geste.

Care technologie

Body anti-malaria

Body anti-malaria

Mais la WT, ce n’est pas seulement un joli vêtement qui bouge et qui clignote, elle peut également être au service de la communauté, en s’intégrant à des projets de santé publique ou qui oeuvrent pour une meilleur qualité de vie. Un universitaire kényan et un styliste gambien nous démontrent par la preuve que la lutte contre les moustiques et la malaria peut se faire avec classe ! Les vêtements anti malaria sont conçus pour repousser les moustiques. Contrairement aux crèmes anti-moustiques qui de dissipent rapidement, ces vêtements contiennent une molécule insecticide pratiquement impossible à détruire. Lorsque l’on sait que cette maladie tue plus de 650 000 personnes chaque année en Afrique, on peut dire que la Wearable Technology, en plus d’avoir du style, peut devenir un réel acteur de santé publique.

Mobile Lorm Glove

Mobile Lorm Glove

 

Dans le domaine de l’aide à la personne, la société Design Research Lab a inventé le Mobile Lorm Glovedestiné aux personnes malentendantes ou souffrant de cessité,  cette technologie transpose le l’alphabet de Lorm, une forme de communication utilisée par les personnes aveugles et malentendantes, en langage texte, et vice-versa. Ce gant permet donc aux à ces personnes d’écrire et de lire des messages texte.

Eco technologie

bikini-soaks-up-sun-rays-to-power-your-smartphone-and-other-small-electronics

Vous l’aurez compris, la WT est novatrice, instyle et urbaine, elle est donc forcément développement durable ! Et oui désormais nos vêtements génèrent de l’énergie ! Préparez-vous les filles, désormais c’est votre Bikini qui fait fonctionner votre téléphone et vos objets électroniques portables. Équipé de mini panneaux photovoltaïques et d’un port USB, il produit de l’énergie solaire sans empêcher d’aller se baigner !

Les bottes Orange Wellies sont dans la même lignée, l’énergie étant générée cette fois ci par les mouvements du pied.

Ad technologie

Microsoft-twitter-dress-large

Oui, la WT est belle, douce et vertueuse, mais tout de même, si les communicants ne s’en étaient pas servi, aurions-nous effectivement pu clamer qu’elle est tendance? OMFG No ! Lors de la fashion week New-York 2012, Microsoft et Bloomingdales ont présenté leur projet commun, la robe de mariée Microsoft twitter dress. Fabriquée à NYC dans le plus grand secret, elle constitue à la fois une avancée technologique en soit, une démonstration de force et un support novateur. Le principe : les participants envoient des tweets associés au hashtag #MSBLOOMINGDALES qui s’affaichent directement sur la robe.

Nicole Scherzinger twitter dress

Nicole Scherzinger twitter dress

 

La chanteuse Nicole Scherzinger a elle aussi porté un model de twitter dress, fabriquée par Cutecircuit (encore eux!) lors d’un évènement mondain l’an dernier à Londres. Com coporate ou personnal branding, la twitter dress ou les RP à prix cassé !

Vous l’aurez compris, la Wearable Technology c’est d’abord et avant tout de la tech, et elle ne se cantonne certainement pas à la mode ou à des accessoires girly ou métro-sexuels, elle s’intègre à tous les domaines (santé, mode, art, énergie, communication…), et peut prendre des formes et des usages divers, mais garde toujours la même ligne directrice : elle doit se confondre avec ce que nous portons ! La WT adaptée au grand public n’en est qu’à ses prémices, 2013 nous réserve certainement de jolies surprises.

Image de prévisualisation YouTube

 

 

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16

jan
2013

4 commentaires

Dans Curiouser and curiouser

Par Katia Cheloul

Conférence de Brian Solis : on y était !

On 16, jan 2013 | 4 commentaires | Dans Curiouser and curiouser | Par Katia Cheloul

 

Hier à l’hôtel Napoléon dans 8ème arrondissement à Paris, le Grand Brian Solis tenait une conférence intitulée « The Inescapable Digital Transformation » (L’Inévitable Transformation Digitale). L’occasion d’écouter des propos comme toujours très pertinents à l’égard du digital, des réseaux sociaux et des marques.

« Rejoignez le camp du changement ou allez-vous en !»

A l’ordre du jour : le marketing, les réseaux sociaux, l’appréhension du changement – et comme introduction : « Rejoignez le camp du changement ou allez-vous en !» : le message est clair, le changement c’est maintenant ;) Et c’est inévitable, la preuve, « pour ma fille d’un an, un magazine est un Ipad qui ne fonctionne pas »

Slide Brian Solis

« Le vrai challenge est de convaincre les gens de changer la manière dont ils font du marketing »

Pour les entreprises, les dimensions du changement sont sociales et humaines. Cela passe par quatre étapes simples : écouter, apprendre, s’engager, s’adapter. Simple oui, mais plus facile à dire qu’à faire lorsqu’on voit que les entreprises cherchent généralement à transposer leur business model traditionnel sur internet, sans comprendre qu’il ne s’agit plus de délivrer un message au consommateur, mais bien de discuter avec lui : « Le vrai challenge est de convaincre les gens de changer la manière dont ils font du marketing », résume Solis.

Il nous rappelle – et prêche des convaincus – que les consommateurs sont devenus les nouveaux managers des marques et de leur réputation et que les entreprises doivent donc aller dans leur sens pour réussir.

Solisslide

Slide Brian Solis

Consommateurs qui encore sont mieux informés que ceux d’hier : une étude a révélé qu’un consommateur, en 2011, se référait en moyenne à 10 sources avant de faire un achat en ligne, un chiffre deux fois plus élevé que l’année précédente. Les consommateurs discutent de leurs achats sur les réseaux sociaux et une marque ne peut plus se permettre de rester en dehors, ou d’éluder la vérité, comme elle pouvait le faire dans les médias offline lorsqu’elle était la seule à prendre la parole. Elle doit donc créer un lien, une relation de confiance, une autre vision du business. Là encore, nous ne pouvons qu’acquiescer intérieurement (et sur Twitter) face à de telles convictions.

«Le darwinisme digital, c’est lorsque l’évolution technologique est plus rapide que votre capacité à changer »

Solis ne prêche pas une idéologie : le darwinisme digital est un fait avéré lorsque « l’évolution technologique est plus rapide que votre capacité à changer ». Mais la technologie n’est pas centrale, et qu’une entreprise pense qu’il faille qu’elle investisse dans un pôle technologique est une erreur car « le média social n’est pas une question de technologie mais de sociologie ». Les entreprises doivent changer leur manière de faire du marketing pour s’adapter au digital, car le digital ne s’adaptera certainement pas au marketing. Et c’est en cela que la notion de darwinisme digital prend tout son sens, car « ce n’est ni l’espèce la plus forte qui survit, ni la plus intelligente, mais la plus encline à s’adapter au changement » disait Darwin. Les entreprises doivent donc s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation au risque de se voir disparaître. 

wallpapers.com

wallpapers.com

Du « traditionnal » au « digital », du « digital » au « connected » :

On constate qu’il existe trois types de consommateurs : le consommateur traditionnel (celui qui regarde la TV, lit les journaux et fait ses courses au supermarché), le consommateur digital, ou online (qui utilise l’outil internet pour consommer mais ne partage pas de contenu sur ses achats), et le consommateur connecté. Ce dernier vit dans un monde de réseaux et c’est lui qui doit être au centre de la stratégie des entreprises, car il influe sur les trois catégories. Il s’agit d’envisager l’étude des réseaux sociaux comme une réelle étude sociologique, car ils existent online depuis les prémisses d’internet mais n’ont certainement pas inventé la conversation. Ils permettent pourtant,pour la première fois aux marques d’en entendre le contenu. Les consommateurs de troisième génération attendent des entreprises qu’elles aillent vers eux, qu’elles s’adaptent à leurs besoins, et ne supportent plus qu’on les ignore.

Les entreprises doivent donc s’assouplir, comprendre qu’un business model n’est pas rigide et se fabriquer d’autres outils de mesure de la performance ou du succès. La notion même de ROI (Return On Investment) est désuète sur internet, il s’agirait plutôt d’envisager un Return on Influence, Return on Involvment ou encore un Relevance on Interaction. Il ne s’agit plus de calculer de ROI en des termes pécuniers, mais  en des termes humains d’influence, d’engagement, d’interactions. Pour survivre, elles doivent entre autre épouser une nouvelle méthode de segmentation, plus humaine et plus proche des besoins du marché que la traditionnelle CSP – âge – sexe – urbain / non-urbain. Il s’agit de connaître les habitudes et la maturité digitale du consommateur pour adapter la stratégie à ses attentes face à la marque.

Retrouvez tous les parti-pris de Brian Solis sur son site briansolis.com

 

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10

sept
2012

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Dans Curiouser and curiouser

Par Maud

Mèmes, vous avez dit mèmes ?

On 10, sept 2012 | Aucun commentaire | Dans Curiouser and curiouser | Par Maud

Faire de la digitalisation doit passer – entre autres bien sûr – par une plongée au coeur de la culture digitale. Difficile en effet de comprendre pleinement Internet si on ne sait pas ce qu’est un Nyan Cat,  ni pourquoi ce dernier a fait plus de 83 millions de vues sur YouTube.

Avec le studio So/Cult, nous nous sommes ainsi essayés à cet épineux exercice : essayer de raconter les mèmes, ces bribes de culture digitale, dans un slideshare de moins de 100 pages.

Cette présentation, qui n’a pas la prétention d’être une véritable étude, ne s’adresse pas aux puristes. Il s’agit avant tout d’une introduction pour les marques au merveilleux monde du folklore numérique – ou pour tout acteur désireux de le découvrir. C’est aussi un rappel de la nécessité de s’intéresser aux usages et pratiques de ses publics avant même d’essayer de produire des contenus.

Bonne lecture.

 

 

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25

avr
2012

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Dans Curiouser and curiouser

Par SylvainM

Compte rendu de la conférence Digital Paris 2012

On 25, avr 2012 | Aucun commentaire | Dans Curiouser and curiouser | Par SylvainM

Mercredi 11 et jeudi 12 avril, Curiouser était invité à la Digital Paris, qui prenait place à l’Espace Pierre Cardin, à deux pas du Palais de l’Elysée. Au programme, beaucoup plus de marketing que de communication, un Wi-Fi aléatoire, une bonne dose de généralités mélangée à des points de vue intéressants accompagnés d’anecdotes révélatrices. Le meilleur ici.

J1: Multicanal, e-CRM, ambassadeurs

Initiée par une tribune des directeurs marketing, la première conférence s’est penchée sur le Multicanal et sur son effet sur les entreprises, principalement autour des questions du e-commerce, de relation client à “réhumaniser” ainsi que de fluidité à intégrer dans le mix physique/digital.

“Entrez dans l’ère du Digital, médias sociaux et community management”.
La deuxième conférence a été enrichie de remarques pertinentes sur la viabilité du business model de la relation client sur les réseaux sociaux, sur la nécessité d’en trouver un nouveau, et sur la relation avec les ambassadeurs. Une conférence marquée par le très volubile Antoine Stattner (Group Web Manager, Groupama), toujours au point sur les questions autour des blogueurs et relais d’opinion, et par le “duel” des représentants de BforBank et de BNP Paribas. Cette session restera le fait marquant de la matinée, éclipsant la troisième conférence sur le Celebrity Marketing Online.

Enfin, la première journée s’est achevée par une table ronde sur le sujet : ”E-CRM et Social CRM : identifier et exploiter les nouvelles connaissances client”. Conférence au cours de laquelle François Laxalt, responsable marchés innovations chez Néolane, est revenu sur l’importance de la personnalisation de l’e-mailing (nom, prénom & réponse aux besoins utilisateurs). De bonnes pratiques qui, si elles semblent évidentes, restent trop peu respectées au vu de certains e-mailing délaissés au fond de nos boites mail.

J2: Mobile et stratégies sur le web social

Avec la conférence « Le mobile et la géo-localisation au centre de votre stratégie marketing online et instore », qui ouvrait la deuxième journée, nous avons appris que si les usages de l’internet mobile  sont en pleine expansion  (14 millions de mobinautes, 25% des mobinautes utilisent leur portable pendant qu’ils regardent la télé, 38% des mobinautes utilisent leur mobile dans un magasin, un centre commercial, etc.), peu d’annonceurs répondent toutefois à leurs besoins : 80% des sites ne sont pas optimisés pour l’usage mobile.

La conférence « Optimisez votre Stratégie Social Media » a laissé place à des interventions rationnelles, recadrant les usages qui peuvent être faits des réseaux sociaux : ne pas parler de stratégies sur les réseaux sociaux qui restent des tactiques  (Yann Gourvennec), mesurer un Social ROI reste improductif (Sandrine Plasseraud), ré-humaniser l’animation de la communauté à l’exemple d’IBM qui valorise l’expertise de ses employés (470 000 « ibmers » ambassadeurs de la marque), individus les plus à même de répondre aux interrogations des consommateurs.

De la construction d’un pont entre communautés et commerce online

Comment activer les communautés sur Internet” : le vendredi après-midi a démarré avec une courte conférence, tournant autour des bonnes pratiques sur le digital, autour d’un pragmatisme façon Real Politik du digital. On a pu apprécier les interventions d’Eric Maillard, précises et pertinentes.

Contre performance, la conférence sur le ROI ne nous apprendra hélas que peu de choses sur la rentabilisation d’une base de Fans.

Du E-commerce au social shopping : la socialisation de vos sites de vente en ligne”, cette dernière conférence a abordé intelligemment le sujet de la transposition du social online aux points de vente physiques. Montrés en exemple,  les campagnes de Naf Naf ont ainsi introduit une dose de recommandation et de communautaire dans l’expérience d’achat en boutique lors d’évènements organisés par la marque.

Nous remercions grandement les intervenants, toutes les nombreuses personnes rencontrées lors du salon et la machine à café.

Sylvain, Hélène pour Curiouser

PS: Mention spéciale à Benabar et Matt Pokora pour avoir animé deux des conférences de jeudi après-midi (cc @SylvainPaley).

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29

fév
2012

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Dans Collaborateurs
Curiouser and curiouser

Par Administrateur

Curiouser déménage !

On 29, fév 2012 | Aucun commentaire | Dans Collaborateurs, Curiouser and curiouser | Par Administrateur

La semaine dernière, Curiouser a grandi et a pris ses nouveaux quartiers au sein de la Pépinière 27  rue du Chemin Vert. Visite guidée.

 

Un peu d’histoire

Pépinière française privée, la Pépinière 27 est située dans l’ancien quartier général du groupe l’Etudiant. Lorsque l’entreprise a du déménager, son fondateur René Silvestre a souhaité léguer les locaux à la mairie de Paris. Après avoir accompagné les étudiants pendant trente ans, le 27 rue du Chemin Vert accueille désormais les jeunes entrepreneurs. Un espace chaleureux et convivial sur le thème du développement durable qui accompagne de nouvelles entreprises innovantes, notamment dans le secteur du numérique.

 

et Curiouser?

C’est donc au cœur de Paris, à cinq minutes de Bastille, que Curiouser a posé ses cartons. De nouveaux locaux, plus spacieux, pour de nouveaux projets – et la possibilité d’accueillir des formations dans de grandes salles équipées.

Mais ce n’est pas tout ! Ces nouveaux locaux ont permis à Curiouser d’accueillir depuis peu dans leur équipe Sylvain Maretto, étudiant en Master Médias Informatisés et Stratégies de Communication au Celsa et Hélène Guerné, étudiante en Master Cultures et Métiers du Web, pour les aider dans leur noble tâche.

Nous vous en dirons bientôt plus sur ce nouvel espace de travail où vous êtes les bienvenus. Venez nous voir et partager un verre dans la cafétéria, située sous la verrière d’une ancienne imprimerie. On vous attend !

Merci à Emmanuel Perret de Bong-a-pola pour les polaroids.

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Rencontre avec Antonio Casilli

On 24, mai 2011 | 3 commentaires | Dans Curiouser and curiouser, Digital+Humanities | Par Administrateur

 

Antonio Casilli est sociologue et chercheur au Centre Edgar-Morin (EHESS). Son dernier ouvrage, Les liaisons numériques, paru en octobre 2010, revient sur différentes idées reçues liées au développement des technologies numériques. Allant à l’encontre des discours dénonçant les effets désocialisant des nouvelles technologies, il démontre en quoi la sociabilité en ligne reconfigure nos liens sociaux sans pour autant s’y substituer.

 

 

 

Antonio Casilli a accepté de répondre à nos questions sur l’étude du digital par les sciences sociales, les liens sociaux online, et même sur le rôle de la marque dans ce contexte. Extraits.

Sociologie et numérique

D’après Casilli, la reconnaissance de la communauté internationale scientifique pour les travaux portant sur le numérique n’est pas encore acquise. Il faut d’ailleurs revenir quelques dizaines d’années en arrière pour comprendre comment Internet s’est imposé comme objet d’étude.

  • Dans les années 70-80, explique Casilli, ce sont tout d’abord les ingénieurs qui se sont intéressés au numérique, mais avec une posture « techno-science« , possibiliste – trouvant écho dans cette citation d’Alan Kay : « le meilleur moyen de prédire le futur est de l’inventer ». Ces techniciens étaient animé de l’esprit propre aux entrepreneurs américains - « Shoot first »- sans réellement avoir une approche réflexive sur  leurs avancées.
  • Dans les années 2000, les chercheurs en sciences humaines se sont finalement intéressés à ces nouvelles technologies et y ont apporté leur distance critique. Cependant l’intégralité des ouvrages produits alors, ceux de Jean Baudrillard notamment, sont empreints de méfiance et de technophobie. Casilli se rappelle avoir été confronté à cette pensée de l’époque : ses collègues s’attendaient en effet à ce qu’il adopte un discours similaire.
  • Ce n’est que récemment que l’alliance de ces deux postures a eu lieu. On trouve en effet depuis quelques années des travaux étudiant  les conséquences sociales, éthiques, culturelles et humaines des nouvelles technologies et de leurs usages. En Mai 2011, Casilli a justement dirigé Une démarche qui harmonise les deux précédentes en faisant le choix de continuer à agir et à suivre le changement tout en ayant une attitude réflexive : « caminar preguntando »  (marcher en réflechissant) comme le dit le credo zapatiste que Casilli nous cite. Si les nouvelles technologies représentent un objet d’étude nouveau, Casilli reste persuadé que pour les étudier, on ne peut se passer des écrits des chercheurs « traditionnels »  ni de leurs méthodes de travail.

 

Concernant la méthotodologie, Casilli nous rappelle que si l’on ne s’appuie pas sur ces moyens de récolter des données précises, on tombe vite dans le « data free philosophizing ». L’expression a récemment été utilisée par Howard Rheingold pour décrire cette posture spéculant principalement sur de l’observation in vivo.

D’où la nécessité d’étudier cet objet à l’aune des méthodes traditionnelles comme  les enquêtes, les statistiques ou les entretiens qualitatifs mais aussi à certaines méthodes inédites comme l’ethnographie en ligne ou l’observation participante en ligne.

Pour Casilli, la grande évolution du point de vue de la méthodologie réside dans l’application de « l’analyse des réseaux sociaux » au digital. Elle ne repose non plus sur une logique quantitative ou qualitative mais sur l’approche relationnelle : on étudie la hiérarchisation, les liens, l’étendue, la création du capital social en ligne, etc.

Où en sont ces travaux aujourd’hui ? Casilli déplore une reconnaissance difficile au sein de la communauté scientifique, que ce soit en France ou à l’international. Les enjeux sont réels, il s’agit là de faire partie de ce qu’il appelle le « scientific agenda » et de ne pas être les premiers en ligne de mire lors de restrictions budgétaire. Les chercheurs sont donc confrontés à un double challenge : valoriser les sciences sociales qui ne sont pas considérées comme les plus prestigieuses au sein de la communauté scientifique mais aussi légitimer le digital comme objet d’étude majeur.

 

Quelle nouvelle sociabilité s’installe dans le digital ?

Dans son ouvrage, Casilli revient sur la reconfiguration des liens sociaux liée à l’expansion du digital : comment les caractériser ?

Image de prévisualisation YouTube

Pour que l’on évite de calquer les rapports virtuels sur les rapport IRL, Casilli se sert du concept de « Friending » :

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Les nouvelles formes de mobilisation en ligne

Dans Les liaisons numériques, Casilli aborde brièvement de nouveaux modes de mobilisation politique en ligne : quelles sont leurs caractéristiques ?

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Nous l’interrogeons ensuite sur les possibilités de recruter des partisans en ligne, de pérenniser leur adhésion ou tout du moins de susciter un engagement :

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Et en ce qui concerne les marques ?

Chez Curiouser, nous suivons avec intérêt l’avancée de l’étude du digital par les sciences humaines et sociales mais aussi leur application concrète pour des démarches de communication. Nous n’avons donc pas pu nous empêcher de questionner Casilli sur la place de la marque au sein de cette nouvelle sociabilité décrite dans l’ouvrage.

Pour Casilli, existe sur Internet une logique de don/contre-don qui régit les rapports entre utilisateurs. Dans beaucoup d’échanges online (forums ou blogs), si  les internautes mettent à la disposition un contenu qu’ils auraient pu monétiser dans un autre contexte, c’est qu’ils attendent un contre-don qui serait de valeur au moins égale au leur. On retrouve là le fonctionnement du Potlatch décrit par Mauss. Pour illustrer ses propos, Casilli prend l’exemple de Twitter où la démarche de following sous-tend une attente implicite de follow-back.

On peut alors s’interroger sur le cas des marques qui font des dons à certains internautes et qui attendent de leur part une contrepartie. Interrogé sur l’affaire Facebook/Google, Casilli explique que le don/contre-don ne peut s’appliquer que si une obligation sociale est induite et elle ne peut exister que si elle a lieu dans le cadre d’une relation au long cours. Dans le cas inverse, la marque risque d’être perçue comme opportuniste.

Plus que sur le don en lui-même, il faut porter notre attention sur le lien interpersonnel.

 

Passionné par le digital, Antonio Casilli met tout en œuvre pour élargir cette posture réflexive sur ces technologies qui changent constamment, mais aussi pour faire accepter de nouveaux objets d’études à sa profession et aux éditeurs. En Mai 2011, Casilli a justement dirigé un numéro spécial de la revue Communications consacré aux cultures numériques.
Pour la suite des événements : Casilli est actuellement en train de réflechir aux problématiques liées au data ownership et au cloud computing… Programme alléchant à suivre de près.

 

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May I have your attention please?

On 22, avr 2011 | Aucun commentaire | Dans Curiouser and curiouser, Digital+Humanities | Par Administrateur

Nous avions suivi de près l’étude menée par l’Express, et pas seulement parce que l’ex-Curiouser Sylvain Paley figurait dans l’expérience de privation d’information.

Aussi avons-nous été ravis de contribuer sur le blog Infolab sur le thème de la « crise » de l’attention chez les jeunes – même si la découverte des bénéfices de la distraction ne nous a pas nécessairement encouragés dans notre la lutte contre la procrastination ;)

L’article est à lire ici, bon week-end de Pâques à tous !

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09

jan
2011

1 commentaire

Dans Curiouser and curiouser

Par Administrateur

“Haïti, un an après” en infographie

On 09, jan 2011 | 1 commentaire | Dans Curiouser and curiouser | Par Administrateur

Il y a presque un an, un séisme d’une intensité redoutable s’abattait sur Haïti, laissant un pays déjà vulnérable en état de choc. Grâce aux très nombreux dons, des actions ont pu être organisées rapidement sur place. Mais presque douze mois après  la catastrophe, il reste beaucoup à faire…

Action contre la Faim, association très présente dès le début de la crise humanitaire, avait de nombreuses données à communiquer auprès des journalistes. Mais difficile d’exploiter une grande quantité de chiffres « tels quels ». D’où l’idée d’une infographie en complément du dossier de presse.
Réalisée par Curiouser, l’infographie vise à mettre en exergue la situation du pays un an après, et à résumer les missions réalisées par Action contre la Faim.

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07

jan
2011

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Dans Curiouser and curiouser

Par Administrateur

Curiouser aime les infographies

On 07, jan 2011 | Aucun commentaire | Dans Curiouser and curiouser | Par Administrateur

Parfois, Curiouser aime s’essayer à un exercice audacieux : réduire la complexité des données et les organiser pour en faire une représentation graphique, simple et agréable à lire. Et s’est ainsi qu’est née, en parallèle des prestations d’études, de stratégies digitales et de formations, une activité « infographie ».

Vous vous rappelez peut-être les 20 km de Paris 2010 ?
A cette occasion, Curiouser avait créé pour La Chaîne de l’Espoir une infographie reprenant le parcours de la course. L’objectif : donner des informations sur ce célèbre rendez-vous sportif et motiver les coureurs à être « solidaire » le jour J, en courant sous les couleurs de l’association.

Quelques jours après, Direct Soir reprenait l’infographie et nous étions alors très fiers…

Et en ce début d’année, Curiouser sort une deuxième infographie, en version print et web. Toujours dans le domaine du non profit, cette infographie réalisée pour Action contre la Faim revient sur « Haïti, un an après ».
Un an après la catastrophe, de nombreuses actions ont été mises en place, mais il reste encore beaucoup à faire…

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